jeudi, novembre 25, 2004

Journaleux

Encore une fois nous faisons l'objet d'une manipulation médiatique.
Bonne analyse et synthèse par ici .

mercredi, novembre 24, 2004

Repartir

C'est décidé, je remonte un projet. Je m'étais dit que je pourrais faire autre chose et je pense que cela serait possible mais quelque chose d'autre me susurre à l'oreille qu'il faut, que je me dois de mener à bien un projet que je n'ai jamais terminé. Les rêves et les ambitions de jeune gosse qui aux abords de la trentaine se réveille. je dois partir, repartir vers ces contrées qui m'ont bercées, vers ces mélodies qui me font aimer. Je ne dois plus me retrouver sur un canapé vautré, pleurant parce qu'ils réalisent ce que je n'ose faire. Pourquoi d'ailleurs, par peur d'échouer, sûrement!!! Il est parfois plus facile de croire que l'on est un lâche que de savoir que l'on est un fou.

mardi, novembre 16, 2004

Sous les porches

A la tombée de la nuit il existe de petit refuge ou l'oeil ose à peine effleurer l'opacité du lieu. Un endroit que certain considère comme un sanctuaire divin, une antichambre céleste ou la lune n'y trouve pas de retraite, une cachette secrète où nos coeurs peuvent s'y déployer offrant de petits moments de répis dans nos folles journées. C'est par hasard qu'un soir je m'y suis attardé, le coeur lourd, l'âme chargé de houblon, vociférant de milles jurons sur le monde et ses ambitions. Etait-il inconscient ce silence ? Je me sentais littéralement coupé du monde. Toute mon histoire me faisait face, gisait là sur le sol, dégoulinait sur les murs. Introspection cognitive menant à ma perte. Immense gouffre béant de passé putidre, de rêves sucrées. Amas protéiformes d'espoir, de larmes salées. Ouvrant toutes suintantes les plaies acides des souvenirs amères. Ces mêmes souvenirs qui emplissent les crues et les décrues d'une rivière qui ne cesse de grandir au fur et à mesure des années de vies. Chargé d'alluvions en tout genre, tous ces visages m'apparaissent translucides, monochromes. Je reconnais chacun d'entre eux comme le sceau sacré d'un moment de ma vie. Est-ce le processus de mort ? Suis-je en train de mourir ? Je me cogne la tête en essayant de me relever sur la voûte salie de graffiti. Titubant j'essai malgré tout de pisser contre le mur. Et c'est avec volupté que j'esquive le filet qui retombe entre mes jambes. Je me suis d'ailleurs toujours demandé si la pisse n'était pas téléguider pour atterrir sur nos pompes. Je décide de m'assoir de l'autre côté avec un peu de chance ça sentira moins l'urine.
Recroquevillé sur la canette, des pensées plein la tête. Combien de temps cela va t'il encore durer ? Combien de temps avant de me faire enlever, capturer. J'en suis venu un jour à me demander si la mort ne préfèrais pas prendre les âmes riches. Tout était plus facile pour eux alors pourquoi pas ça. Il faisait si souvent le tour qu'il me lassait de me laisser à chaque fois sur le trottoir ou sous un porche. Alors encore une fois je l'attendais sous cette arche de pierre, sous ma coupole, mon monument funéraire, mon tombeau, toujours saoul mais pas mort.

Foutaise

Orage amer,
L'encre électronique victime d'une folle déraison.
Mer agité,
Perdu dans le plus pure des silences quantiques.

samedi, novembre 13, 2004

Ondine

Le ciel chargé de milles reflets, heureux et fier d'exhiber sa robe de lumière.
L'homme devant ce spectacle éblouissant se lève et s'évertue à relever le défi de passer une bonne journée.
Reviens ondine ! Reviens !
Libère l'homme de celui qui l'oblige à devenir ou à rester radieux.
Reviens ondine !

vendredi, novembre 12, 2004

Attention les yeux

Ca y est, Elle l'a fait.
Un nouvel habillage rose, une méthode de navigation simple et efficace, laissant la part belle au hasard et au rêve.
Des clichés de traces que l'on pourraient définir, détourer, recomposer, envahir de lettre pour les laisser disparaître. Et Elle l'a bien compris cela se passe ailleurs, cela fait appel à d'autres sens, cela se passe Au delà des mots.

lundi, novembre 08, 2004

Reconstruction

Sortir dans ces labyrintes peuplés d’individus. Humer les parfums de la rue. Décrocher des regards aux demoiselles, au hasard. Ecouter des gars chanter, jouer des airs que l’on a que trop entendus. Baisser les yeux face à des bandes un peu paumés. Autant de choses qui paraissent si banales mais dont l’esprit se nourrit comme équilibre linéaire de moralité et de bonne humeur.On ne se construit ou ne se reconstruit dans le vide.
On se construit aux abords du chaos, voir à l’intérieur de celui-ci.

Sur une idée d'un egographe...

samedi, novembre 06, 2004

Remerciements

Je suis surpris en ouvrant le blog aujourd'hui de voir l'engouement que ce petit post à suscité.
"Objectif réussi !" me direz-vous.
Et bien Oui !
Mais tout ceci me laisse un petit arrière goût de je ne sais quoi.

Statistiques

Avant
Fréq 3/4 pers
1 comment pour 10 jours
Maintenant
Fréq 30/40
30 comments pour 4 jours

Attendez... Je développe.

Le monde dans lequel nous vivons et bien connu de tous. Ce monde est si cher à notre coeur que l'on y reproduit nos erreurs sur d'autres supports, d'autres futurs, d'autres anticipations, d'une quête qui n'a cessée de modeler l'humanité. Je ne m'étend pas plus sur le sujet, il y a tant à dire.
Bref il s'avère que comme tout ce qui nous entoure le blog n'y ai pas imperméable non plus. La necessité créatrice à disparu et le sens commun, futile, cavalier, sordide l'emporte sur la prose volubile, élégante et légère.
En disant cela je me garde d'apposer un quelconque jugement sur ce que j'écris. Qu'il n'y ait aucune méprise.
Les chiffres parlent d'eux mêmes, il n'y a pas d'exemple plus flagrant. La souvenance d'une ère différente pourtant ceinte mes oreilles. Mais ce ne sont peut être là que les chimères d'un pov' type en quête de mouvement réactif, de tonicité intellectuel intelligente.
Je ne veux pas rentrer dans le jeu, montrer à qui veut bien plaire que l'on est rien d'autres que des tranches de vies. Il y a quand même bien plus à négocier avec nous mêmes, bien plus à construire. Partage collectif, mon oeil ! Sauf en racontant les mêmes choses que les autres, de la même manière, avec les mêmes codes. Un endroit bien lisse, un refuge bien triste puisque l'on s'éveil de point numérique capable de millions de combinaisons différentes et que l'on s'en sert de la manière la plus banale qui soit.
Enfin plus précisément le blog est véritablement le moyen de conscience, je dirais même d'inconscience extrême. Voué à l'entropie de chacun, il se définit aux frontières de l'âme. Donnant naissance parfois au plus élégant comme au plus répugnant de ce que l'humanité peut produire.

Parce qu'il est des mots qui procurent chaleur et réconfort.
Les vôtres ont rallumés la mêche. Incandescence du coeur.

Merci à tous ceux qui ont laissés un commentaire.
Pour leurs mots si réconfortants et si indispensables.
Pour leurs mots qui me rappellent que je n'écris pas en vain.
Ah ! j'oubliais...!
Merci à ceux qui sont passés et qui peut être ne reviendront plus.
Malas

Merci à Isabelle... pour l'ouverture qu'elle suscite de part ces interrogations.

"De combien d'interlocuteurs a-t-on besoin pour pouvoir investir sa propre pensée? Quelle est la consistance requise (degré de réalité, d'altérité, de complicité...) pour qu'un interlocuteur puisse dynamiser cette pensée ? Est-il nécessaire que ces interlocuteurs se manifestent dans les champs des commentaires pour qu'il y ait débat? Après tout le blog est peut-être le lieu idéal pour inventer les conditions d'un bon monologue."
cf article Mediatic/ Isabelle




jeudi, novembre 04, 2004

Blogdown

Il y a quelques temps maintenant que j'écris sur ce blog. Mais je m'aperçois qu'il n'y a pas grand monde qui réagit aux posts que je peux écrire. C'est en quête de réponse donc que j'édite celui-ci. Est-ce que ce blog est trop abstrait ? Est-ce que son contenu ne propose aucune réaction ? J'ai envisagé toutes sortes de possibilités mais je ne trouve aucune réponse. Donnez-moi les clés et l'envie nécessaire de continuer. Parce que la nuit envahie ma plume et la nourrit. Dévasté dans son voile sombre et froid. Je m'enfonce, je me noie. Blogdown pour cette nuit.

De saison...



N'hésitez pas c'est magnifique.
Le site est ici.

mercredi, novembre 03, 2004

Méditation

Besoin de me nourrir, de transformer le verbe, de le transcender, qu'il devienne cognitif, soumis à la naissance chimique de mes pensées. Symbol intrinsèque à la transition synaptique, la révélation de la cartographie finale est proche. Le surhomme de Nietzche va naître des cendres de sa propre mutilation.

lundi, novembre 01, 2004

Dans les tombeaux naissent les comêtes

On les a figés dans la pierre. Laissé là pour la postérité. Idiome populaire, la sacralisation de l'artiste préconisant le futur par la souffrance qui l'a mené au tombeau. De débris en tessons il fallait bien que cela finisse un jour. La mort comme ironie à une vie consumé, vite brûlée. On laisse nos misérables vies se dessiner quand au regard de celles-ci, tragiques, on croît que c'était la destiné. On en oublie de vivre, on en oublie de briller. Après tout mieux vaut pouvoir les idolatrés. Mais on tient à quoi ? Pas à eux en tout cas. Ils sont là pour vivre nos fantasmes, assumer nos actes, nos peurs, nos tracs. Dans ce jeux d'ombres et de lumières les rôles s'inversent tristement, lourdement. Lorsque le corps se meurt, symbole suprême de la décadence du vivant, les ombres mortes se scarifient en criant aux génies. Ils rentrent alors dans la lumière, sacralisés, déifiés. Elevés aux rangs de Dieu, attestant de la création divine. Ils se meuvent tels des étoiles filantes, des comètes au milieu de ces pauvres astres morts que nous sommes.
Dans les tombeaux naissent les comêtes de ceux qui filant ont laissés un cratère, amas d'amour de génie et de paix.

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