jeudi, octobre 28, 2004

Matin

Voile de gris surplombant la ville
Tâche de vin sur la nappe
Je regarde la veille de nos ébats
Avec la douceur d'un chocolat chaud

Rangement de fortune
Pour ecarter la lune
La tasse glisse entre mes doigts
Tâche de toi

mercredi, octobre 27, 2004

Tête en bas

Pas d'idée
Pas d'envie
Faut-il chroniquer dans le vide ?
En ce moment la tête en bas, je me vide. Je descend. Jusqu'à quand ?
J'en sais rien, verrai bien.
Indécis je m'ennui. Merde ! fais chier !
Imbécile je me fuis.
En ce moment la tête en bas, je me vide. Je descend. Jusqu'à quand ?

mardi, octobre 26, 2004

Absence

Des jours et des jours sans savoir quoi ecrire, sans savoir quoi faire, sans savoir quoi lire.
Des jours et des jours sans aucune trace de vie, sans autre étincelle que celle du silex contre le barillet qui par son frottement se déclare seule source de lumière et de chaleur dans cette sombre inquisition.
Des jours et des nuits donc qui se confondaient, s'épousaient dans un amalgame de rêve noué par la drogue.

jeudi, octobre 21, 2004

Simon liberati



A lire...

mercredi, octobre 20, 2004

Perte

Sentiment étrange aujourd'hui à la lecture d'un post sur un blog en particulier. Nostalgie étrange qui remonte à la surface provoquant l'errance du bloggeur que je suis. En effet Elle sera moins présente puisqu'Elle à retrouver du travail. Lourde massue qui s'abat sur ma pauvre petite tête. Tout d'abord ça a été une grande surprise et une grande joie que d'apprendre la nouvelle. Puis au fur et à mesure que je réalisais l'évènement je compris que le sentiment qui m'envahissait provenait de la peur du vide, de l'incompréhension de l' abandon.
Vous allez pensez que j'y vais un petit peu fort, alors je m'explique.
Depuis le début de mes périgrinations sur les blogs c'est chez Elle que je revenai tout le temps. Tout en sachant qu'Elle était susceptible de poster à n'importe quel moment de la journée. Phénomène amplifié depuis la perte de son emploi. C'est là que le bas blesse lorsqu'il n'est plus là : " le... bas ! " . Euh .... je m'égare. Donc c'est là que le bas blesse et que moi je défaille. Elle va me manquer sauf si Elle peut se remettre à Blogguer au travail.
Enfin Elle n'est pas complètement partie c'est plutôt moi qui le suis là. Allez je me ressers un verre et au lit.
A ta santé !! Bon courage !! ;-)

Malia



Voir l'océan, les grands déserts
Les êtres errants cherchent leurs peines
Crever enfant, mourir de haine
Rester vivant, rage des panthères

Ciel étoilé, sable viscère
Au firmament pleurent nos pères
Des étrangers foulent la terre
Sacré venin, pourrit nos frêres




lundi, octobre 18, 2004

Electro-lecteur

D' une plume légère je m'imisce dans les sentiers bléssés des profondeurs de l'âme. Absolu necessité d'entourer les silences et les parenthèses je laisse la plume souillée par le sang délivrer l'inconscient. A dose d'électron je répands sur le réseau, goutte à goutte, mon ventre, ma chair. Scarification ultime, sacralisation divine, résidus post-embryonnaire d'une méta-conscience au sein de la toile.
L'électro-lecteur, l'archange des bloggeurs nourrit l'envie élévatrice de prétendre à l'ascension divine de l'écrivain. L'électro-lecteur comme le fil conducteur, le testeur d'une continuité qui désormais passe par l'électricité.

Love's vector


samedi, octobre 16, 2004

Sporadicité...

Je me rêve quand il pleut.
Facétie d'un homme heureux.

vendredi, octobre 15, 2004

BAD +




Moment magnifique dans cette petite cave parisienne. L'ambiance électrique après deux ou trois bières.
Une énergie incroyable, s'entremêlant dans le jazz et le rock. Frontière bien souvent imperceptible qui délimite les genres. Reflets fantasmagoriques de leurs auteurs dont l'humanité en devient oppréssante tant ils en font preuve.

BAD Plus



jeudi, octobre 14, 2004

Alors heureux ?

Au passé j'étais heureux,
Au présent je le suis,
Au futur je le serai.
Le seul temps où l'ambiguité linguistique ne peut se faire c'est au présent.
Les autres temps laissent sous-entendre une double concordance, une hypothèse invérifié, un vague à l'âme, une appropriation objective du moment vécu.

Alors je suis heureux par moment dans l'immédiateté. Explosion chimique qui me bouleverse en l'espace d'une fraction de seconde.
Je dénombre les heures à confondre les ombres de ce lourd passé que je n'ose transporter.
Pièce symbolique d'un instant entaché par le sceau sacré du silence.
Où toutes les raisons me sont données d'être heureux.

mardi, octobre 12, 2004

De ma main....

Une tasse de café à la main, elle sourit.
Je l'a regarde faire, je l'ai regardée me plaire, beauté divine, sibyline et sensuelle.
Tourment de déraison. Je me laisse ravir par le son de cette voix soprane.
Regards qui se croisent, aimant attractif, magnétisme facinant.
Toucher sa peau, besoin ineffable de l'effleurer de ma main....

lundi, octobre 11, 2004

Mon oeil



Ca continue !
Après Lithium, Elle, Lollah, L'oeil déferle sur les blogs.

Encore une fois !

Et voilà encore une fois l'adage se vérifie. Quand on ne sait pas pas, on ne touche pas.
J'ai voulu changé de modèle de commentaire me disant qu'avec un trackback et une fenêtre en pop-up et tout et tout. Ca pourrait le faire !!
Et bien yes ! ça le fait !
Par contre pourquoi n'y-ai je pas pensé ? Si si pkoi ? J'aurais dû me douter que ça allait supprimer les commentaires existants.
Parfois je vous jure....
Je suis désolé sincèrement d'avoir effacé vos belles attentions, tes belles attentions.
Spéciale dédicace à une fidèle lectrice... Tes mots me manquent déjà.
Encore milles excuses, je ne me le pardonnerai jamais. La prochaine fois je ferai plus attention.

Wagon vide

Les terminus ont une odeur particulière. Goût apatride ou au contraire familié des épices, des marchandises que le badot en devenir transporte dans ses valises.
En effet, arriver quelque part c'est non seulement finir quelque chose mais aussi en commencer une autre.
Sorte de conquête éphémère du lendemain, regardant vers l'ailleurs, le futur, l'indicible.
Soumis à la volonté de ce monstre de fer, je me laisse bercer par le souvenir des voyages passés. Hûmant avec difficulté les sandwichs que ma mère me préparait. Je m'abandonne et me laisse engloutir par une succession de tunnel. Bouchée après bouchée, ablution après ablution, vomi par le lombric metallique je me couche sur cette bulle d'instant. Paradis subjectif, je suis bloqué entre deux portes d'un monde qui en définitive, se meut dans les deux sens.

samedi, octobre 09, 2004

Elle

Trace de toi, trace d’émoi, trace de nous, d’eux nous debout devant cette arbre à sceller notre amour. Marque indélébile, gravure fossile comme pour renforcé le sentiment éternel qui nous unis. Inscrire dans la chair par une relecture de l’instant le bien être infini que l’on éprouvait à l’époque. Validation devant l’éternel, sacralisation post-mortem d’un slogan annonçant bien souvent la fin d’une saison et le début de l’âge de raison.

Blogoupillé grâce à Elle.

L'oeil

Tour à tour je détoure les contours de ta peau.
Carressant de mes yeux tes cils un à un.
Glissant légèrement sur la fine couche de crayon.
Je me retrouve projeté au centre de tout les unissons.
Joie divine que d'imaginer d'après le simple reflet.
L'intérieur à peine dévoilé derrière l'appareil et tes mains.
Petite fenêtre sur l'âme, j'essaie d'entrevoir les territoires inconnus, les propriétés privées.

D' après une petite photo laissé par Elle sur son blog.


jeudi, octobre 07, 2004


Novalis

Et la nuit devint une puissante matrice de révélations, où les dieux rentrèrent et s'assoupirent, pour resurgir transformés, pleins de gloire, au monde rénové. ( ex. Hymnes à la nuit )

mercredi, octobre 06, 2004

Normal, Paranormal.

L'ambiance devenait de plus en plus lourde. Les bruits de pas résonnaient sur le plancher usé par les âges.
Les bougies disposées en cercle au centre de la table éclairaient tant bien que mal la salle dans laquelle nous nous trouvions. La pièce et ses grands plafonds légiférait ce pourquoi nous étions venu. Aux abords du chambranle de la porte un frisson me parcouru de haut en bas en aperçevant, malgré la faible lumière, les tableaux accrochés aux murs représentant différentes scènes de résurrection, de transfert de l'âme vers l'eden ou l'enfer, de culte divers de sorcellerie. Mes jambes tremblaient à mesure que j' approchai de la table. Nous prîmes place autour d' un grand gueridon. La médium commença par nous faire joindre les mains puis elle récita toute une série d' incantation dans une langue dont les sonorités bien que familière ne me rappelait en rien nos stuctures linguistiques comtemporaines. Ce n'est que bien plus tard qu'il m'apparut au cours d'une conversation avec un linguiste et un archéologue que le dialecte utilisé provenait de l'époque Mésopotamienne. Le principal dialecte sumérien était probablement connu sous le nom d'émegir, ou langue princière utilisé par les mages. Un énorme tintement résonna dans la pièce. Une voix sombre et grave gronda dans l'instant. Le sol se mit à se dérober sous nos pieds. C'est à ce moment là que je ressentis pour la première fois une sorte de sensation d'abandon, de perte d'équilibre, murît par ce qui me rattachait à la réalité d'un ultime rempart vers le néant. Le froid nous plongea dans une espèce de tétanie. Puis nous commençâmes à sentir le feu des enfers léché lubriquement flamme après flamme chaque molécule intrinsèque de nos corps.
Arborant un sourire forcé, la médium s'efforça de contenir le flux plasmatique émanant de l'envelloppe résiduel de l'entité matérialisé devant nous. La table se souleva légèrement, et soudainement dans une envolée lyrique se scinda en deux parties distinctes. L'un des quatres pieds transperça l'abdomen de la voyante. Projetée par la force du projectile, elle se retrouva empalée contre le mur lézardé de la salle. J'esquivais dans le même temps un chandelier dont la forme et la vitesse n'était pas sans me rappeler le trident utilisé lors de mes pêches sous-marines. Les deux autres personnes se retrouvèrent crucifiés à même le sol au moyen du manche de petite cuillière. J'étudiais plus tard la vitesse nécessaire pour transpercer la paume d'une main à l'aide d'un manche rond et fût terrorisé par le résultat. Le sang coulait le long de ruisseau de fortune trouvant leur lit en de multiple jointure sur le sol en parquet. Je fus rapidement assomé par je ne sais quel objet. Ce n'est que le lendemain matin que je me réveilla au beau milieu de ce carnage. J'ai par la suite consacré toute ma vie à l'étude de ces phénomènes. Au seuil de la mort je me pose désormais la seule question que je n'ai pu résoudre depuis tout ce temps. Pourquoi cette chose avait-elle si peur ?

mardi, octobre 05, 2004


Déblogue.

Doucement les heures tournent, victime de leur rotation, je me détourne de toi.
Folie, les visages grondent éclairés par l'incestieuse lumière d'un réverbère.
Emporté, je me rend par les victimes de guerre sur cette terre sacrée.
Annoncer la famine, les combats épidémiques.
Je glisse maintenant plus en avant, plus profond si tant est qu'il y ait un fond.
Je n'ai plus aucune sensation.
Et là devant ce que je crois être comme le parmi le.
Je me retrouve face à une interface neuronal connecté à tous les blogs du monde.
Le blog me dit-il nourrit ma compassion envers ce peuple.
Il favorise aussi ma communication.
Et toi tu seras l'instrument de mon nom.
grrrriiiiiikkk grrrriiiiiikkk !
Le sol s'est mis à trembler, les structures métalliques se sont effondrées.
Tout s'est mis a s'enfoncer dans une espèce de liquide visqueux pour laisser apparaitre le canapé sur lequel je m'étais assoupi.
Je crois que j'ai complètement deblogué.

lundi, octobre 04, 2004

Spanish Castle Magic

J'en ai rêvé toute la nuit.
De ce petit endroit où tes rêves se concrétiseraient.
Où le symbol, le logo serait fidèle à notre amour.
J'en ai rêvé toute la nuit.
De pouvoir te rendre fidèle à la cause que je défend.
De te donner de ses merveilles qui peuplent tes yeux d'étoiles.
J'en ai rêvé la nuit.
Et je n'ai eu de cesse que ce matin au réveil.
De pouvoir t'emmener dans mon jardin secret, mon chateau magique.


by_SubterfugeMalaises

samedi, octobre 02, 2004

Détresse

Le vent souffle sur des plaines d’imbéciles.
Ecumes dociles de jours nouveaux.
Frange invisible de la masse mouton, bête, idiot, cons …

vendredi, octobre 01, 2004

Candeur

L'aube,
Iris d'une nuit agitée.
Draps, deux, Elle s'enfuit.
Soulève les coeurs,
les cloches rient.
Viens l'heure du départ, il s'ennuit,
Du sens que prend la vie.
Atroce rêve,

Voiture qui crêve.
Sur la jeté, je me suis noyé.
Oraisons funestes,
Je céde de raison.
Auréole d'ébat,
Quand Elle n'est plus là.
Débattre,
chaque fois de l'heur
qu'il m'est donné de choisir.
Au point qu'il m'arrive de te dire
Oh ! combien je déperi de ne t'avoir en ma demeure.


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